Je suis travailleur ou étudiant étranger

travailleur ou etudiant au canada

 

Les démarches administratives pour se rendre au Canada sont différentes si vous y allez pour travailler, ou pour poursuivre vos études, ou même les deux. Vous pourriez avoir besoin d’un permis d’études canadien. Il est possible que le gouvernement vous autorise à effectuer des activités rémunératrices, en parallèle. Vous pouvez aussi avoir uniquement le statut de travailleur. Tout va dépendre de votre situation. Envie d’en savoir plus ? Nous vous expliquons comment ça fonctionne.

Le cas des étudiants étrangers

Poursuivre ses études au Canada

Poursuivre une partie ou l’intégralité de ses études au Canada afin d’obtenir un diplôme canadien est possible. Les étudiants diplômés accèdent ensuite à un permis de travail temporaire, sans trop de difficulté.

Faire ses études au Canada présente des avantages. Cela augmente les chances d’obtenir facilement un visa de résident permanent, donnant les mêmes droits qu’un citoyen canadien.

Vous avez la possibilité d’étudier pendant un ou deux ans, voire plus grâce à un permis d’études canadien.

Dans certains cas, il est possible de faire ses études dans le pays sans ce document. Les étudiants peuvent travailler, à condition d’être conformes à des conditions.

Nous vous encourageons à chercher un établissement scolaire canadien et de choisir un programme d’étude, avant de déposer une demande.

Permis d’études canadien

Un permis d’études canadien est un document essentiel pour séjourner au Canada afin de poursuivre des études en tant qu’étranger. Vérifiez si vous disposez des critères nécessaires pour le demander, sur le site du gouvernement.

Un titulaire d’un permis d’études canadien doit remplir les conditions suivantes :

  • S’engager à respecter les exigences relatives au document ;
  • Être inscrit dans un établissement d’enseignement, sans interruption ;
  • Arrêter les études si une exigence liée au permis d’études canadien n’est pas respectée ;
  • S’engager à faire le nécessaire pour réussir les études ;
  • Quitter le pays une fois le permis expiré.

Le processus d’obtention du permis d’études canadien

Quiconque prévoit de demander un permis d’études canadien doit être en possession :

  • D’un passeport valide ;
  • D’une lettre d’acceptation délivrée par un établissement d’enseignement désigné ou EED.

Un établissement d’enseignement désigné est une école approuvée par le gouvernement territorial ou provincial. Par exemple, les écoles primaires et secondaires du pays figurent dans la liste des EED.

Assurez-vous que l’établissement postsecondaire ou universitaire dans lequel vous prévoyez de poursuivre vos études figure sur cette liste.

Deux options sont envisageables pour faire sa demande : en ligne ou dans un centre réception de demandes de visas.

Étudier sans permis d’études

Les autorités canadiennes affirment la nécessité d’avoir un permis d’études pour suivre des études ou pour faire une formation professionnelle de plus de 6 mois. Toutefois, des exceptions existent.

Un étranger peut se passer du document à condition que ses études se déroulent sur une période inférieure ou égale à 6 mois. L’étudiant a le droit d’entreprendre quasiment tous les cours de son choix. Aussi, il a la possibilité d’étudier à temps plein ou partiel, dans un domaine de son choix.

Le gouvernement donne accès une prolongation de visa au cas où cet étudiant a besoin de plus de temps pour achever son programme.

Attention, cette prolongation correspond au délai quasi exact dont l’étudiant a besoin pour achever ses cours.

Voici les autres catégories de personnes exemptées d’une demande de permis d’études canadien :

  • Des membres de la famille : ce sont l’époux ou le conjoint, l’enfant à charge, et l’enfant à charge de votre enfant à charge ;
  • Des inscrits aux forces étrangères : il faut savoir que la France figure dans la liste des États des forces étrangères établies au Canada ;
  • Des mineurs : ce sont les enfants de travailleurs temporaires, d’étudiants, de ressortissants canadiens et de résidents permanents. Cette condition ne concerne pas les enfants des titulaires d’un permis de résident temporaire.

Travailler en tant qu’étudiant

Les étudiants étrangers ont le droit de travailler dans le campus ou en dehors, parallèlement à leurs études. Ceux qui remplissent les conditions suivantes bénéficient de cet avantage :

  • Être titulaire d’un permis d’études canadiennes valide ;
  • Être membre du plan de formation professionnelle ou générale pendant au moins 6 mois, et viser un diplôme ou un certificat ;
  • Présenter de satisfaisants résultats scolaires ;
  • Faire des études auprès d’un établissement postsecondaire ou d’un plan de formation professionnelle.

Les étudiants ne remplissant pas une ou plusieurs des exigences ci-dessus sont tenus d’arrêter de travailler.

Ils ne sont pas autorisés à dépasser les 20 heures de travail hebdomadaire durant les sessions. En revanche, ils ont le droit d’opérer à plein temps durant les vacances d’hier, les vacances d’été ou la semaine de relâche.

Ils peuvent effectuer les démarches pour demander un permis de travail post-diplôme, une fois diplômé.

Le cas des travailleurs étrangers

Travailler au Canada en tant qu’étranger

Le Canada intéresse beaucoup de travailleurs étrangers étant donné son taux de chômage bas. En mars 2019, le pays enregistrait un pourcentage de chômage de 5,2 %, contre 2,2 % au Québec.

Des secteurs souffrent d’un manque de main-d’œuvre, notamment le domaine de la technologie. Le pays recrute alors des étrangers pour contribuer au développement de l’économie.

Dans les prochaines parties, nous vous proposons de découvrir les possibilités qui s’offrent aux étrangers désirant travailler au Canada.

Permis de travail canadien

Un permis de travail canadien est indispensable pour travailler au Canada.

Voici quelques-uns des critères d’admissibilité pour l’obtenir :

  • Être un étudiant étranger diplômé d’un établissement d’enseignement désigné ;
  • Faire partie du programme sur le permis de travail post-diplôme ;
  • Détenir un permis de séjour temporaire ;
  • Être un jeune travailleur qui participe à des programmes spécifiques ;
  • Être un réfugié, un individu protégé ou un demandeur d’asile ;
  • Être un étudiant démuni incapable de payer les frais d’étude ;
  • Être marié à un étudiant étranger ou à un travailleur qualifié ;
  • Titulaire d’un document de résidence permanente dans le pays.

Vous avez le choix entre demander le permis de travail canadien sur papier ou en ligne. Le second choix reste la meilleure option. Le dossier est traité rapidement. Cette démarche vous évite les frais de messagerie.

Permis de travail temporaire

Environ deux cent mille travailleurs étrangers se rendent au Canada grâce à un permis de travail temporaire fourni par l’EDSC ou Emploi et Développement Social Canada. Ils ont en leur possession une offre d’emploi temporaire délivré par des employeurs canadiens.

Voici comment se déroule une demande de permis de travail temporaire :

  • L’employeur dépose un dossier d’étude d’impact concernant le marché du travail (si c’est nécessaire) ;
  • L’employeur propose l’offre d’emploi temporaire au travailleur qualifié ;
  • Le travailleur qualifié entame les démarches pour demander un permis de travail temporaire ;

Le travailleur obtient son permis de travail temporaire délivré par l’Agence des Services Frontaliers du Canada ou ASFC.

Travailler au Canada sans permis de travail

Des cas de travailleurs étrangers sont exemptés du permis de travail, dans certaines situations. Ils peuvent travailler légalement et sans contrainte au Canada.

Voici des exemples d’emploi concerné par cette exception :

  • Académicien, professeur ou examinateur dont la fonction au Canada sera de superviser des projets et/ou faire des recherches universitaires ;
  • Entraîneur d’équipe internationale ou un athlète ayant l’intention de faire partie d’une équipe canadienne ;
  • Bénévole souhaitant se porter volontaire et travailler auprès d’un organisme ;
  • Entrepreneur ;
  • Stage d’une durée maximale de 4 mois auprès d’une organisation sanitaire ;
  • Étudiant en médecine ;
  • Missionnaire, archevêque ou évêque désirant conseiller spirituellement, prêcher ou diriger des cultes ;
  • Juge d’un évènement culturel ;
  • Militaire souhaitant opérer au Canada.
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