Les autochtones au Canada

Les autochtones au Canada

 

Il existe trois principaux groupes de populations autochtones au Canada, à savoir les Amérindiens (ou les Premières Nations), les Inuits et les Métis. En 2016, le gouvernement a pu recenser plus de 1,5 million d’autochtones sur le territoire. Ils sont présents un peu partout dans le pays, notamment à Vancouver, à Montréal, ou encore à Winnipeg. La plupart d’entre eux habitent en ville. Leur situation et leur histoire suscitent de plus en plus l’intérêt. Découvrez les informations essentielles à connaitre les concernant. Des informations à connaitre lorsqu’on voyage au Canada avec l’AVE. ou un visa canadien.

Qui sont les autochtones au Canada ?

Les Indiens ou les Premières Nations

Les Premières Nations en provenance d’Asie sont arrivées au Canada sur une période entre 15 000 à 5 000 ans av. J.-C. Elles sont entrées dans le détroit de Béring, une banquise qui relie l’Alaska à la Sibérie.

Elles se sont ensuite installées dans le sud du Québec, avant de parcourir les autres provinces. Ce sont des peuples nomades. Une fois installées, elles se sont divisées en plusieurs fratries comprenant huit clans.

Chaque fratrie présentait le même principe de fonctionnement. Les hommes partaient à la chasse. Ils étaient responsables de la pêche. Les femmes, quant à elles, effectuaient les travaux domestiques. Ceux-ci incluaient le tannage de peaux, la récolte ou encore la confection de vêtements.

Les Premières Nations pratiquaient le troc. Elles échangeaient différents types de produits, comme de la viande, du poisson et du maïs. Elles marchandaient des sortes de colliers munis de perles conçus pendant des jours voire des mois.

La plupart d’entre elles parlaient l’algonquien et l’iroquoien. Au sein des fratries, les Premières Nations utilisaient différentes sortes de dialectes. Elles employaient la gestuelle lorsqu’il était impossible d’établir une communication verbale.

Les Inuits

Les Inuits sont présents dans plus de cinquante villages dans la région Nord du Canada. La majorité d’entre eux (environ 80 %) continuent de pratiquer la pêche et la chasse. Ils chassent des phoques et même des baleines, pour se nourrir.

La chasse occupe une place importante dans la vie des Inuits. Ces derniers sont de grands consommateurs de béluga, de phoques, de caribou ou encore de l’omble de l’Arctique. Il peut être important de savoir que cette population est la seule autorisée à chasser le béluga et la baleine au Canada.

La langue des Inuits est différente selon la région. Ils étaient surnommaient les « Esquimaux » puisqu’ils mangeaient de la viande crue. Ils sont doués en art, notamment en dessin, en estampe et en sculpture.

Ils utilisaient différents matériaux pour concevoir des œuvres, notamment :

  • Du bois de flottage ;
  • De l’os de baleine fossilisé ;
  • De la stéatite ;
  • De la pierre à savon ;
  • De la serpentine ;
  • Du bois de caribou ;
  • De l’ivoire de narval.

De nos jours, nous rencontrons des Inuits employant des outils plus sophistiqués pour pêcher, notamment une barque à moteur. Ils ne vivent plus dans des igloos, mais plutôt dans des maisons préfabriquées.

Les Métis

Le terme « métis » désigne les personnes ayant comme ancêtre des Européens et des autochtones. Le peuple métis possède sa propre identité collective, son style, son mode de vie et ses coutumes, malgré qu’il soit un descendant de deux populations distinctes.

Il est important de distinguer les Canadiens ayant des ancêtres autochtones et non autochtones des Métis. Ces derniers sont caractérisés par leur culture métissée.

Le peuple métis est impliqué dans le commerce de fourrures. Cette population autochtone possède des droits, notamment l’autorisation de chasser pour manger selon l’article 35.

Quelles sont les conditions sociales des autochtones au Canada ?

Les programmes sociaux

Les autochtones ont accès à des programmes sociaux fondés et soutenus par les Services aux Autochtones Canada. Ils concernent les Premières Nations et les Inuits.

Parmi ces programmes sociaux, nous pouvons citer :

  • Le programme de soutien à la vie autonome ;
  • Le programme de soutien sur les revenus de réserve ;
  • Le principe de Jordan ;
  • Le soutien d’enfants inuits ;
  • Le service pour la famille et l’enfance des Premières Nations ;
  • Les programmes urbains destinés à la population autochtone.

Les services de santé

C’est un programme des services de santé non assurés ou SSNA. Il s’adresse aux personnes admissibles issues des Premières Nations et des Inuits. Il couvre de nombreuses prestations autour de la santé n’étant pas assurées par des organismes. Ce sont les programmes sociaux, l’assurance maladie territoriale ou provinciale et l’assurance privée.

Le SSNA couvre des produits médicaux et des services de santé, en l’occurrence :

  • Les soins dentaires ;
  • Le soin de la vue ;
  • Le transport pour des motifs médicaux ;
  • Le counseling en santé mentale ;
  • Les fournitures médicales ;
  • Les médicaments en vente libre et leur prescription.

Pour bénéficier du programme, il est nécessaire de disposer de renseignements prouvant que la personne figure dans la liste des bénéficiaires.

Voici les critères permettant d’identifier cette personne :

  • Résider au Canada ;
  • Appartenir à la liste des Premières Nations appliquant la loi concernant les Indiens ;
  • Être reconnu par un organisme inuit sur la revendication territoriale ;
  • Être un enfant âgé de moins de 18 ans ayant un parent membre des Premières Nations ou des Inuits.

Le droit de vote

Les électeurs autochtones rencontrent des contraintes lorsqu’ils participent à une élection fédérale. Le gouvernement canadien ne cesse de chercher des solutions pour que les Premières Nations, les Inuits et les Métis puissent voter librement.

Le Directeur Général chargé des élections consulte régulièrement les représentants régionaux et nationaux des collectivités autochtones, pour trouver des compromis.

Il a par exemple traduit les informations concernant l’identification des électeurs et le droit de vote en langue autochtone, en 2019. Imprimables, elles étaient accessibles en Mohawk, Inuktitut, Blackfoot ou encore en cri des plaines.

Beaucoup d’efforts ont été fournis pour aider les autochtones à disposer de la même liberté de vote que les Canadiens.

Quelle est la situation des enfants autochtones au Canada ?

Une population jeune

Les autochtones sont un peuple présentant un taux de natalité important. Ce sont des populations jeunes. Les enfants occupent alors une part importante de la population.

Malheureusement, le gouvernement canadien semble ne pas accorder une priorité aux enfants autochtones. Les lois en vigueur ne correspondent pas toujours avec le système autochtone.

Il faut se rappeler que la Canada n’a pas toujours été juste avec les enfants autochtones. Dans les années entre 1831 à 1996, ils ont été séparés de leurs familles contre leur plein gré. C’était une épreuve difficile dont beaucoup se souviennent.

Le phénomène du « 60’ Scoop » raconte l’histoire de beaucoup d’enfants autochtones adoptés par des familles canadiennes.

Le droit des enfants

La Convention internationale responsable des droits des enfants assure que les jeunes autochtones aient accès à l’essentiel. Malheureusement, elle ne parvient pas toujours à établir cette situation.

Par exemple, les enfants autochtones ne bénéficient pas d’un accès intégral au service d’éducation. À l’école, les cours sont traduits en français ou en anglais, mais jamais dans leurs langues. Ils sont alors obligés de s’adapter au système canadien.

Les autochtones ont du mal à se conformer au service de santé occidental puisqu’ils disposent de leur propre tradition de soin. Les familles accèdent difficilement aux services hospitaliers à cause de leur situation précaire.

Certaines familles éprouvent de la difficulté à accéder à de la nourriture saine et de l’eau potable. Ils s’orientent alors vers les aliments transformés responsables de l’obésité. Il n’est pas rare de rencontrer des enfants autochtones avec des problèmes de poids.

La bonne nouvelle, des programmes destinés à améliorer la situation de ces enfants ont été mis au point. Dorénavant, ils ont droit à des programmes de développement et des services de soins conformes à leur mode vie.

 

top